
A brief study on Mowlana Jalal ed-Din Muhammad Balkhi known as Rumi
Rumi’s Teachings
The general theme of Rumi’s thought, like that of other mystic and Sufi poets of Persian literature, is that of tawhid — union with the Beloved, from whom he sees himself as being cut off and aloof. His longing and desire to attain it is evident in the following poem from his book The Masnavi:
I died in the mineral state and became a plant,
I died in the vegetal state and reached animality,
I died in the animal state and became a man,
Then what should I fear? I have never become less from dying.
At the next charge (forward) I will die to human nature,
So that I may lift up (my) head and wings (and soar) among the angels,
And I must (also) jump from the river of (the state of) the angel,
Everything perishes except His Face,
Once again I will become sacrificed from (the state of) the angel,
I will become that which cannot come into the imagination,
Then I will become non-existent; non-existence says to me (in tones) like an organ,
Truly, to Him is our return [1].
The Masnavi weaves fables, scenes from everyday life, Qur’anic revelations and exegesis, and metaphysics into a vast and intricate tapestry [2]. In the East, it is said of him that he was “not a prophet — but surely, he has brought a scripture
Rumi believed passionately in the use of music, poetry, and dance as a path for reaching God. For Rumi, music helped devotees to focus their whole being on the divine and to do this so intensely that the soul was both destroyed and resurrected. It was from these ideas that the practice of whirling Dervishes developed into a ritual form. His teachings became the base for the order of the Mulavieh, which his son Sultan Walad organized. Rumi encouraged Sama, to listen to music and turn or do the sacred dance. In the Mulavieh tradition, sama represents a mystical journey of spiritual ascent through mind and love to the Perfect One. In this journey, the seeker symbolically turns towards the truth, grows through love, abandons the ego, finds the truth, and arrives at the Perfect. The seeker then returns from this spiritual journey, with greater maturity, to love and to be of service to the whole of creation without discrimination about beliefs, races, classes, and nations. In other verses in the Masnavi, Rumi describes in detail the universal message of love:
The lover’s cause is separate from all other causes
Love is the astrolabe of God’s mysteries[3].
Rumi’s favorite musical instrument was the nay (reed, flute)[4].
Reference:
[1] از جمادی مُردم و نامی شدم
وز نما مُردم به حیوان برزدم
مُردم از حیوانی و آدم شدم
پس چه ترسم کی ز مردن کم شدم؟
حملهٔ دیگر بمیرم از بشر
تا برآرم از ملائک بال و پر
وز ملک هم بایدم جستن ز جو
کل شیء هالک الا وجهه
بار دیگر از ملک پران شوم
آنچ اندر وهم ناید آن شوم
پس عدم گردم عدم چون ارغنون
گویدم که انا الیه راجعون
Une étude brève sur Mowlana Jalal ed-Din Muhammad Balkhi, connu sous le nom de Rumi
Les enseignements de Rumi
Le thème général de la pensée de Rumi, comme celui des autres poètes mystiques et soufis de la littérature persane, est celui du tawhid — l’union avec le Bien-Aimé, dont il se voit séparé et éloigné. Son désir ardent d’atteindre cette union est évident dans le poème suivant extrait de son livre Le Masnavi :
Je suis mort en tant que minéral et suis devenu plante,
Je suis mort en tant que plante et ai atteint l’animalité,
Je suis mort en tant qu’animal et suis devenu homme,
Alors pourquoi craindrais-je ? Jamais, en mourant, je n’ai diminué.
Lors du prochain élan, je mourrai à ma nature humaine,
Afin de lever (ma) tête et (mes) ailes et de m’élever parmi les anges,
Et je dois (aussi) quitter le fleuve de (l’état de) l’ange,
« Tout périt, sauf Sa Face. »
Une fois encore, je serai sacrifié depuis (l’état de) l’ange,
Je deviendrai ce qui ne peut être imaginé,
Puis je deviendrai néant ; et le néant me dira (d’un ton) semblable à celui d’un orgue :
« En vérité, c’est vers Lui que nous retournons. » [1]
Le Masnavi mêle fables, scènes de la vie quotidienne, révélations et exégèses coraniques ainsi que métaphysique dans une tapisserie vaste et complexe [2]. En Orient, on dit de lui qu’il « n’était pas un prophète — mais assurément, il a apporté une écriture ».
Rumi croyait avec ferveur en l’utilisation de la musique, de la poésie et de la danse comme un chemin vers Dieu. Pour lui, la musique aidait les dévots à concentrer tout leur être sur le divin, jusqu’à ce que l’âme soit à la fois détruite et ressuscitée. C’est à partir de ces idées que la pratique des derviches tourneurs s’est développée en une forme rituelle. Ses enseignements ont constitué la base de l’ordre des Mevlevis (Mawlawi), que son fils Sultan Walad a organisé. Rumi encourageait le Sama, l’écoute de la musique et la danse sacrée. Dans la tradition Mevlevi, le Sama représente un voyage mystique d’ascension spirituelle à travers l’intellect et l’amour vers l’Être Parfait. Dans ce voyage, le chercheur se tourne symboliquement vers la vérité, grandit par l’amour, abandonne l’ego, trouve la vérité et atteint la Perfection. Ensuite, il revient de ce voyage spirituel, avec une maturité accrue, pour aimer et se mettre au service de toute la création, sans discrimination de croyances, de races, de classes et de nations.
Dans d’autres vers du Masnavi, Rumi décrit en détail son message universel d’amour :
La cause de l’amant est distincte de toutes les autres causes,
L’amour est l’astrolabe des mystères de Dieu. [3]
L’instrument de musique favori de Rumi était le nay (flûte de roseau) [4].
Reference:
[1] Khawaja Abdul Hamid Irfani, “The Sayings of Rumi and Iqbal”, Bazm-e-Rumi, 1976.
[2]-Mevlâna Jalal al-din Rumi
[3]-H. Crane “Notes on Saldjūq Architectural Patronage in Thirteenth Century Anatolia,” Journal of the Economic and Social History of the Orient, v. 36, n. 1 (1993), p. 18.
[4]-Annemarie Schimmel, “The Mystery of Numbers”, Oxford University Press, Apr 7, 1994. p. 51: “These examples are taken from the Persian mystic Rumi’s work, not from Chinese, but they express the yang-yin [sic] relationship with perfect lucidity.”